FLORIAN SCHNEIDER // KRAFTWERK

En ce matin du 07 mai 2020, confinés, nous apprenons la mort de Julian Schneider, membre fondateur de Kraftwerk.

Il serait mort fin Avril, ou début mai, et finalement cela n’a pas beaucoup d’importance. Car comme toutes les légendes, nous nous souviendrons de lui encore longtemps !

Pourquoi Kraftwerk, pourquoi un hommage ? Car même si certains ne le savent pas, sans eux vous ne seriez pas en train d’écouter Daft Punk.

Petit rappel des faits :



Kraftwerk est fondé en Allemagne, à Düsseldorf, en 1970, par Florian Schneider-Esleben et Ralf Hütter. Ils sont rejoints par Wolfgang Flür en 1973 et Karl Bartos en 1975.



Après des débuts quelque peu laborieux, dus à l’avant-gardisme très prononcé de leur musique, ils percent finalement en 1974 avec l’album Authoban (autoroute).

Considéré comme un des premiers albums de musique électronique ( oui oui, l’ELECTRO ! ), il ouvre la voie à de nouvelles explorations musicales et permet de décomplexer des artistes aussi influents que David Bowie ( Thin White Duke dans sa fameuse période Berlinoise), Depeche Mode, ou plus tard Daft Punk donc, mais également Prodigy, la scène techno de Détroit …

Ils produisent également, entre autres, les mythiques Radio-Activity (1975) Trans-Europe Express (1977), le bien-nommé The Man-Machine en 1978 et Computer World (1981).



Soyons clairs, sans Kraftwerk, l’électro ne serait peut-être pas la nouvelle musique Pop actuelle !

Car si avant-eux quelques pionniers ( on pense évidemment à Wendy Carlos, compositeur pour Stanley Kubrick notamment, ayant repris Beethoven au synthétiseur pour Orange Mécanique ) commencent à bidouiller leur MOOG, ils ne passent certainement pas à la radio et font figures d’OVNI, excentriques s’intéressant aux expérimentations musicales, et considérés plutôt comme des ingénieurs que des musiciens.

Avec le succès commercial de Kraftwerk, c’est un nouveau pan de l’industrie musicale qui se crée.

Les jeunes aiment la musique électronique, et le font savoir !

Et le groupe allemand sera bientôt suivi de nombreux compositeurs, DJ, artistes en tout genre, débouchant sur des rave-partys, des clubs, une nouvelle culture underground trouvant son apogée à la fin des années 90, avant de devenir une référence commerciale des années 2000 et 2010.

Alors merci Julian, merci Kraftwerk !



Les hommages nombreux de grands artistes affluent déjà, et c’est mérité.


Les hommes continuent d’emprunter les autoroutes, et les machines et ordinateurs prennent peu à peu le pas sur l’humanité, mais grâce à vous, une musique, si électronique soit-elle, continue de nous rappeler à quel point nous sommes humains !

Comme dirait Daft Punk : EMOOOTION